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dimanche 26 décembre 2010

S'inscrire dans la durée.

Voilà la préoccupation centrale de toute civilisation : s'inscrire dans la durée. Ne pas être simplement éphémère, mais au moins laisser une trace, une poussière significative ou du moins signifiante.

Je pense à cette nécessité et je me dis plein de choses : j'éduque mes enfants en cherchant à leur inculquer quelque chose de signifiant et en faisant en sorte que leur passage ici sur terre soit passionnant. Je cherche à perpétuer ce que je considère méritoire de l'être : la curiosité, l'aimabilité, la générosité, la responsabilité; je travaille à discréditer ce que je considère répréhensible : l'égocentrisme, le je m'enfoutisme, l'arrogance et la paresse (l'acétie ???).

Quoiqu'il en soit, s'inscrire dans la durée est toujours exigeant, mais il me semble, toujours nécessaire. sans quoi nous sommes condamnés à l'insignifiance. Le défi est de trier quoi transmettre.

Par exemple, quel sera le legs de Barack Obama ? Une réforme de l'assurance-santé trop modeste ? Un quart de réforme de Wall Street ? Des discours exceptionnels ? Il me semble que nous devons espérer mieux ou simplement plus :
- un arbitrage intelligent du conflit israélo-arabe;
- un virage vert dans les transports qui ne cherche pas à plaire aux Républicains;

Quoi d'autres ? Le menu est vaste !

lundi 20 décembre 2010

Bientôt, le Maroc.

Je repars bientôt pour trois semaines au Maroc, accompagnant des étudiants pour un stage d'étude.

Le Maroc est vraiment à la croisée des chemins dans le domaine politique. Il y a une réelle libéralisation des moeurs au pays, visible tant par la tenue vestimentaire que par la diversité de la presse. Mais celle-ci demeure mise à mal par un régime qui pratique encore un autoritarisme soft sur trois sujets : Dieu, la patrie, le Roi.

Et le paradoxe dans tout ça, c'est que même si on ne peut contester le Roi, et que cela freine la liberté d'expression, c'est la personne même du Roi qui favorise la «transiition démocratique» du pays. Sans Lui, le nouveau code de la famille adopté en 2004 et qui octroie un meilleur statut à la femme marocaine - l'un des meilleurs dans le monde arabe - sans Sa Majesté le Roi donc, ce code n'aurait pas été adopté... Le système économique se transforme aussi, l'État étant de moins en moins présent comme pourvoyeur d'emplois. Certaines privatisations (conduite des eaux) ont aussi eu lieu...

Le pays demeure pourtant fortement imprégné, par son rythme mais aussi par réelle conviction, de religiosité. Ceci dit sans aucune «hauteur» de ma part, bien au contraire. En ce temps des fêtes où toute la symbolique religieuse disparaît ici, j'ai l'impression que je retrouverai au Maroc pendant une période où il n'y a pas de Grandes fêtes religieuses, la beauté d'une société qui habite sa culture au quotidien, par une série de rituels significatifs et sentis pratiqués par tous, au sein d'une communauté encore liée, voire tissée serrée.

J'ai souvent l'impression que notre Révolution tranquille a coupé vite (trop sechèment sans doute) avec la culture religieuse, ce qui a affaibli «notre tonus moral» comme dirait Jacques Grand'Maison. C'est aussi là que le Roi du Maroc, Mohammed VI, devient une figure importante pour le pays : il est le Commandeur des croyants, il est donc ce gardien de la tradition religieuse capable de freiner «le désenchantement du monde» occasionné par une rupture trop radicale avec la culture religieuse.

Car disons-le, il y a un appauvrissement pour chacun lorsque l'on se prive de l'extraordinaire richesse de l'apport des religions : comment apprécier la beauté d'une église, d'une mosquée ou d'une synagogue si on ne connaît rien de la religion ? Je pense ici autant aux récits évoqués par chacune des religions du Livre (Judaïsme, Christianisme, Islam) qu'aux Arts en général tirés de cette inspiration sans borne qu'est Dieu ou la simple transcendance. Comment aimer la peinture ou la musique, sans une capacité minimale au recueillement, à la dévotion à l'égard de la Beauté ?

Au Maroc, cet éveil politique et culturel que l'on perçoit réellement - c'est pourquoi j'évoquais notre Révolution tranquille tout-à-l'heure, le Maroc est un pays de jeunes ! - cet éveil donc, se fait aussi grâce à l'appui populaire du Roi et à l'importance de ses pouvoirs. Et pour ces raisons, le pays ne balaiera pas de sitôt son héritage culturel religieux.

Entre la laïcité froide et le rigorisme religieux, l'espace qui se crée au Maroc est prometteur (il faut dire que l'islam marocain a toujours été un islam tolérant et «moderniste», c-à-dire ouvert à la science et au dialogue inter-religieux). Ce pays pourrait inspirer le reste du monde arabo-musulman, qui se cherche quelque peu après le déclin du nationalisme arabe et la montée de l'islamisme...

vendredi 12 novembre 2010

Autour de Niccolo Rizzuto.

Alors, incroyable, n'est-ce pas, cette histoire de l'assassinat du Parrain de la mafia montréalaise ? Et son camp qui se fait décimer depuis plusieurs mois.

Qui est coupable ? Pour quels motifs ? Je me lance : les gangs de rue ? Le principal suspect dans l'assassinat de Nick (le petit fils de Niccolo, fils de Vito, aujourd'hui en prison aux USA pour avoir tué des membres du clan Bonano à NY au début de la décennie 1980) est un homme de race noire... Les attentats contre les cafés de la petite Italie qui ont eu lieu depuis plusieurs mois ont souvent comme suspects des membres de gangs de rue. Et puis l,idée de tuer le parrain chez lui devant ses proches contrevient aux règles du code d'honneur interne à la mafia...

Ces jeunes têtes brûlées n'ont peur de rien et sont prêts à briser toutes les conventions. Pour eux, il n'y a pas de règles...

Pendant ce temps, voici comment réagis Jean Charest :


Mais si j'étais Tony Acurso - l'homme qui fait le lien entre la mafia et le pouvoir politique au Québec - je préparerais le transfert de mes avoirs vers un paradis fiscal... On ne sait jamais, Jean Charest ne sera pas toujours là pour protéger les mafieux...

samedi 11 septembre 2010

La «dénationalisation» du Canadien.

Dans cette interview aux Francs-Tireurs, Pierre Curzi, «le politicien le plus populaire du Québec», en vient à voir une mainmise du Fédéral sur notre club de hockey pour expliquer le nombre famélique de Québécois au sein de l'équipe depuis bientôt une décennie...

Yves Boisvert, de La Presse, réplique intelligemment à ce complot apparent.

Tous deux condamnent les dirigeants du Club dans leur incapacité à dénicher les meilleurs talents d'ici.

lundi 2 août 2010

J'ai planté un chêne...

En randonnant avec les enfants en forêt, je me suis mis à fredonner J'ai planté un chêne de Gilles Vigneault. Ayant oublié les couplets, je ne chantais que le refrain aux enfants qui ont entonné en choeur et questionné la signification du propos. Puis, je me suis demandé à quel temps de verbe Vigneault avait écrit... En tous cas, voici les paroles. En les lisant, l'air vient presque naturellement...

Photos : J-Félix Chénier                                                           
Acadia National Park
Gilles Vigneault
J'AI PLANTÉ UN CHÊNE
Paroles: Gilles Vigneault, musique: G. Vigneault et G. Rochon


J'ai planté un chêne
Au bout de mon champ
Ce fut ma semaine
Perdrerai-je ma peine
J'ai planté un chêne
Au bout de mon champ
Perdrerai-je ma peine
Perdrerai-je mon temps...

L'amour et la haine
Ce sont mes enfants
Et ce sont mes chaînes
Perdrerai-je ma peine
L'amour et la haine
Ce sont mes enfants
Perdrerai-je ma peine
Perdrerai-je mon temps...

Le roi et la reine
Perdront leur manant
Mais l'amour m'enchaîne
Perdrerai-je ma peine
Le roi et la reine
Perdront leur manant
Perdrerai-je ma peine
Perdrerai-je mon temps...

Serai capitaine
De mon bâtiment
Tout en bois de chêne
Perdrerai-je ma peine
Serai capitaine
Sur mon bâtiment
Perdrerai-je ma peine
Perdrerai-je mon temps...

samedi 17 juillet 2010

Avant le décrochage estival.

Je repars sous peu en vacance, histoire de décrocher davantage... On se retrouvera plus régulièrement à la rentrée...
Acadia National Park, Maine.
Mais d'ici là, quelques suggestions. Lire:
  • Ce papier de Chantal Hébert, qui revient sur ce projet de Quebecor d'instaurer une chaîne d'info «conservatrice» de type Fox News au Canada...
  • Cette chronique de Josée Blanchette, un petit bijou, parlant de ce français, Marc Roger (et de cette québécoise, Catherine Hébert, qui documente l'expérience) qui marche de Saint-Malo à Bamako - 5000 km - en offrant des lectures publiques aux quidams rencontrés sur son passage...  Un griot blanc. Elle souligne également la parution du dernier numéro de Relations qui propose un dossier sur les silences... «Il est peu de réalité essentielle à l'existence qui soit si peu prise en compte que le silence. Pourtant, sans silence, pas de parole, pas de musique. Ni repos, ni sommeil. Le silence, c'est un peu la demeure des poètes, l'oxygène de la pensée et du jugement» Jean-Claude Ravet.
  • Ce papier de Steve Proulx sur les vacances versus la routine...
  • Ce compte-rendu du livre de Jean-Louis Servan-Schreiber (une «grande famille» en France...) sur le court-termisme qui nous assaille et nous empêche de penser et d'agir en fonction du long terme... Extraits : «Nos dirigeants sont de plus en plus soumis à une opinion publique de plus en plus volatile. (...) D'où l'avènement d'une politique de l'anecdote et de l'émotion qui ne traite plus des problèmes de fond, jugés électoralement peu payants. (...) De même pour la finance, où la recherche effrennée d'une rentabilité à court terme a causé les dégâts que l'on sait. (...) Même constat pour la publicité, qui véhicule le culte de la nouveauté et l'obsolescence programmée pour nous faire consommer toujours plus, et plus vite». 
  • Le dernier numéro du média gratuit Espaces, dispo un peu partout, offre un Dossier survie fort intéressant : plein de conseils judicieux pour les moments où les situations deviennent «limites». Quand la débrouillardise devient une exigence. On y suggère plein de trips à faire à vélo ou à pied et on y raconte des histoires hors de l'ordinaire...  Voir à ce sujet le projet de 4 passionnés de montagnes québécois qui partent pour le Manaslu (8 156 m), du côté népalais.
En attendant, vous pouvez aussi vous rabattre sur les archives: en fonction de vos intérêts, choisissez une catégorie... Et vous pouvez faire comme moi : décrocher et vous offrir le silence du web...

dimanche 11 juillet 2010

La Coupe du Monde et le conquérant hollandais...

Les Pays-Bas ont perdu à la Coupe du Monde. Ascension puis, chute de l'ancien colonisateur sud-africain. En effet, ceux qui ont implanté l'Apartheid en Afrique du Sud étaient d'origine hollandaise...

Et si vous avez remarqué, l'équipe néerlendaise était cette année davantage composée de «Van Bruken » et autres noms à consonnances d'origine. Elle comportait moins d'«étrangers...»... Signe que la crise du multiculturalisme qui sévit aux Pays-Bas a eu des répercussions sur la composition de l'équipe nationale...

Les recoupements entre sport et politique sont nombreux, mais l'ironie de ce retour-raté du colon blanc hollandais me fait sourire...

jeudi 1 juillet 2010

Bonne journée nationale du déménagement !

source de la photo
Il paraît que la Reine est au Canada... Mais elle n'est pas au Québec, terre qui, on l'oublie, a une tradition républicaine ! Ici, c'est la journée nationale du déménagement et une Chaire de recherche en ethnologie de l'Université Laval vous en parle ici.

Et si vous voulez savoir pourquoi le 1er juillet 1867 ne suscite pas historiquement beaucoup d'enthousiasme et de célébration au Québec, lisez Lisée.

jeudi 24 juin 2010

Bonne St-Jean !

Bonne St-Jean ! C'est notre fête nationale - «Gens du pays, c'est votre tour, de vous laisser parler d'amour». XXX

mercredi 23 juin 2010

Diego Maradona, el padrino...

Je demeure fasciné par le personnage - mythique en Argentine - de Diego Maradona. L'homme, véritable légende du foot, est aujourd'hui le coach de l'équipe nationale d'Argentine à la Coupe du Monde. Son équipe a de très bonnes chances de se rendre en finale... Chose certaine, le style du bonhomme est cinématographique. Il a l'air d'un petit caïd de luxe et son casting serait excellent pour tout film de Coppola ou de Scorsese...

lundi 21 juin 2010

samedi 19 juin 2010

De retour du bois (bis).

Le Mont Colden vu de Marcy dam.
Je reviens tout juste d'une semaine dans les Adirondacks (ADK), en solitaire. Ça fait du bien.

(Je suis parti ce matin parce qu'après 6 jours de silence et d'absence de toute civilisation à l'horizon, je devenais impatient avec l'arrivée des randonneurs de la fin de semaine... le simple bruit d'un chaudron se faisant laver dans le lac me dérangeait...)

Pour ceux qui ne sont jamais allés dans ce parc de l'État de New-York, à environ deux heures et quelques de Montréal, il faut vous dire qu'il n'y a malheureusement pas d'équivalent au Québec : les ADK offrent le plus beau massif montagneux dans la région et surtout la meilleure «gestion - style old school» que l'on puisse envisager pour un parc destiné à la randonnée en montagnes. Les sentiers sont bien entretenus, mais restent étroits et «naturels», c-à-d que contrairement à ce que fait la Sépaq (la Société des établissements de plein air) chez nous, on n'infantilise pas les randonneurs en leur offrant un parcours en poussière de roche... On n'encombre pas le campeur avec des méthodes de réservation complexes et on ne lui charge qu'un maigre 10$ par jour (tarif de 40$ pour la semaine) pour le stationnement, montant que plusieurs ne paient pas, à tort selon moi, ne serait-ce que pour préserver cette «mentalité» qui donne aux ADK une ambiance différente du Mont Washington par exemple, où on peut terminer une rando au sommet en côtoyant un gros amerloc qui vient d'acheter son auto-collant «This Car climbed the Mount Washington» ! La présence de Rangers dans les ADK fait aussi en sorte que les abrutis du camping en forêt sont policés et qu'une auto-discipline émerge chez l'habitué des lieux. Le réseau de sentier est vaste et exceptionnel, les paysages sont purs... C'est un petit paradis.

J'y ai fait trois randonnées, deux bonnes grosses. Quatre sommets : Phelps, Colden, Marcy et Skylight. Des moments de grâce, de profonde solitude... Personne à Marcy dam pendant trois jours, à part moi et la crainte de l'ours... La brume sur les montagnes se lève avec le soleil. La forêt expire. La rivière coule telle un torrent - je pense à Anne Hébert - et son bruit assourdissant s'évanouira à mesure que l'on en s'éloigne. Les points de vue du haut de ces montagnes sont grandioses : aucune trace de civilisation à l'horizon, aucun ouvrage, aucun fil électrique, rien qui puisse évoquer l'humanité. Ce pourrait être la fin du monde que je ne le saurais pas. Le temps passe. Lentement. Pendant les randos, je traverse plusieurs fois des ruisseaux et des rivières et je me baigne dans une eau pure et claire.

Ce matin, je reprends contact avec le monde en lisant mes journaux accumulés sur la table de la cuisine...

samedi 22 mai 2010

Battre les intimidants Flyers.

Je haïs les Flyers de Philadelphie. Depuis toujours, ils m'intimident avec leur chandail orange et leur logo «vintage». De tous temps, leur équipe est associée à du hockey de garage, violent et mauvais joueur... Voir ce papier de Jean Dion pour vous en convaincre.

Les Flyers de ma jeunesse me faisaient peur. Ron Hextall était plus épeurant dans l'uniforme des Flyers que dans celui des Nordiques ! Mais j'ai confiance qu'avec l'équipe qu'on a, sa rapidité et sa capacité à faire de beaux jeux de passe, avec Halak, Cammalleri et Lapierre, avec tous nos éléments, on peut les battre. Bon match !

Je vous laisse avec ces images de Maxime Lapierre.

jeudi 13 mai 2010

Ça sent la coupe... mais prenez garde !

P.K. Subban
Ha, la victoire d'hier m'a fait pensé à 1993, à une époque pas si lointaine où le CH avait un réel esprit d'équipe et un goaler du tonnerre qui lui a permis de gagner le Grand Trophée ! Je dirais même que le hockey joué par le Canadien cette année est bien plus spectaculaire que celui de 1993. Les buts de Cammalleri, Gionta ou Lapierre n'ont absolument rien à envier à ceux des Damphousse, Muller et Brunet de l'époque...

Mais ce petit retour vers notre dernière conquête de la coupe est là pour vous rappeler qu'en 1993, pendant que les Québécois célébraient, le gouvernement fédéral en profitait pour lancer la réforme Axworthy et les coupes draconniennes dans les transferts aux provinces ! (Merci à mon ami T qui l'a remarqué le 1er.)

Restez vigilants : on ne sait jamais ce que peuvent nous comploter Jean Charest et Stephen Harper... et leurs affinités sont plus grandes qu'elles n'apparaissent.

lundi 10 mai 2010

Une équipe, une bonne équipe.

Je vais dire comme mon fils, Raphaël: «on a une équipe, une bonne équipe» ! Encore ce soir, malgré un arbitrage douteux, le CH s'accroche à la victoire. Et je maintiens ma prédiciton : le Canadien en 7 !

mercredi 28 avril 2010

Canadien vs Penguins !

Ok, l'inattendu (quoique prédit de ma part...)
s'est produit : le CH vient de sortir les Caps. Et Halak s'est encore surpassé.

Mais les Penguins ne seront pas faciles à passer ! Plus difficiles selon moi que Washington : leur gardien est meilleur et Crosby est le joueur des grandes occasions, on le sait... J'ai peur, mais j'y crois quand même ! On va dire le CH en 7 !

P.S. Voir les favoris du mois...
P.S.2  La faiblesse de Varlamov : les top corners !

mardi 27 avril 2010

Halak, héros national !

Toute une performance de Halak hier soir. On a assisté à l'ascension d'un nouveau héros. Dans une société comme la nôtre, fortement déprimée politiquement, ça fait du bien de voir un lieu de rassemblement aussi fort et consensuel que le hockey panser nos plaies et (ré)unir notre société.

Halak était dominant dans les deux derniers matchs qu'il a littéralement volé aux Caps. Il faisait penser au Roy de la belle époque !

Toute cette aventure rapprochera peut-être le Québec de la Slovaquie (contrée originaire de Halak) : deux petites nations enchevêtrées dans une histoire identitaire complexe et à la recherche d'une plus grande liberté politique... Et la Slovaquie a réalisé le rêve québécois d'une indépendance en douceur : elle a acquis son indépendance en 1992 dans ce qu'on a appelé le «divorce de velours»...

P.S. Je vous avais bien dit : Canadien en 7 !

jeudi 22 avril 2010

Carey Price : dehors !

J'attire votre attention sur cette chronique de mon ami Fred qui blogue sur les séries. Carey Price mérite-t-il encore la confiance du coach ? Si vous lisez Fred, vous conviendrez facilement qu'il faut revenir à Halak pour espérer survivre un autre match dans cette série où le CH joue bien, mais face à une équipe de calibre supérieur... Il n'y a donc pas de place pour les fautes et emportements personnels dans de telles circonstances...

lundi 19 avril 2010

Halak vs Varlamov.

3e match d'une très bonne série ce soir. Je vous avais bien dit que José Théodore flancherait ! 3 buts du Canadien à ses trois derniers tirs contre Théodore (un en prolongation et les deux 1ers tirs du dernier match) !

Gardons Halak, c'est notre homme et battons Varlamov, ça nous donnera peut-être la chance de revoir Théodore... Le chemin de la victoire passe par lui !

vendredi 16 avril 2010

Le mépris.

La CBC a décidé de présenter hier le match Buffalo/Boston plutôt que le match Canadien/Caps. Fouillez-moi pourquoi ! Quel est l'intérêt de présenter une joute entièrement américaine alors que l'une des trois équipes canadiennes présente en série (la plus glorieuse) joue ce soir-là ?

Aucune autre télévision publique «nationale» ne ferait ce choix. Le Canada est-il un pays ? Plus j'y pense, plus j'en doute !

Dans la même lignée, la soirée des prix Génie - les Oscars canadians du cinéma - a été reléguée en marge de la marge de la télédiffusion au Canada-anglais (on ne la diffuserait certainement pas à la CBC !) Sans doute pour deux raisons :
  1. La part de marché du cinéma canadien à l'extérieur du Québec est tellement minime qu'on pourrait ne pas tenir ce gala et que pratiquement personne dans le ROC (rest of Canada) ne s'en apercevrait...
  2. Le cinéma québécois est sorti grand gagnant de la soirée sur tous les plans, et hormis quelques exceptions, on peut penser que le cinéma canadien se confond de plus en plus avec le cinéma québécois...
Le Canada anglais a-t-il une culture ? Ce matin, je ne ressens que du mépris à l'égard du Canada, ce pays qui n'est pas vraiment le miens.