lundi 16 mai 2011

Marois doit bouger.

En entrevue au journal Le Devoir cette fin de semaine, Gilles Duceppe avertissait ses partenaires du PQ de ne pas nier que le coup de barre donné par les Québécois au Bloc pouvait avoir des répercussions sur la scène électorale québécoise.

Ajoutez à cela les rumeurs d'alliance ou de fusion entre l'ADQ de Gérard Deltell et la CAQ de François Legault, et vous comprendrez qu'avec un maigre 34% d'appuis dans les sondages - seulement 4% de plus que les libéraux de Jean Charest ! - le PQ de Pauline Marois est fragile, très fragile.

Si Mme Marois ne bouge pas, si elle croit que le pouvoir viendra à elle comme un fruit mûr, elle s'illusionne ! Ce qui risque de lui arriver, c'est soit un retour au scénario de 2007 (retour au pouvoir des libéraux mais minoritaires) soit un doublage sur sa droite par l'alliance Legault-Deltell...

Pourtant, Mme Marois a des qualités de rassembleuse qu'elle ne sait pas exploiter. Est-elle capable de saisir que pour toutes sortes de bonnes et mauvaises raisons, sa personnalité ne passe pas (parlez-en à Michael Ignatieff) et qu'elle doit donc s'adjoindre le leadership d'autres figures...

Voici deux options que Pauline Marois doit envisager sérieusement:
- Recruter Gilles Duceppe et en faire une figure centrale de son prochain gouvernement;
- Faire un pacte avec Québec Solidaire de façon à ce que le prochain scrutin québécois soit clairement entre un programme d'une coalition de centre-gauche et une autre de centre-droit (en souhaitant l'effondrement du PLQ, il le mérite bien !).

J'ai souvent discouru (voir ICI) sur la nécessité de bâtir une coalition inclusive pour nous sortir de notre torpeur politique et pour sortir du pouvoir des libéraux corrompus et dépassés. Il est sans doute trop tard aujourd'hui pour penser inclure le clan Legault dans cette coalition, et ce n'est pas dramatique puisque son programme annonce des temps difficiles... et que Charles Sirois et Gérard Deltell se trouveront sans doute dans leur insignifiance respective...

Chose certaine, si Marois ne bouge pas, si elle ne cherche pas à élargir sa palette politique, le «train du pouvoir» lui passera devant le nez.

3 commentaires:

  1. qui est le dauphin au PQ ?
    Duceppe ?
    j'aime bien Gilles mais il est- foncièrement- un chef d'opposition , pas un PM.
    Je constate qu'il y a d'excellents députés péquistes mais pas de dauphin en puissance.
    Le défi de Marois, défi immédiat:
    identifier un dauphin .
    Fusionner avec Q_S ?
    C'est revivre un genre nouveau de confrontation à la Laviolette et sa gang.
    pepedamour

    RépondreSupprimer
  2. À mon avis, Mme Marois se doit de trouver une circonscription pour Duceppe à Montréal. Je pense à Bourget (Kotto), à Sainte-Marie-Saint-Jacques (Lemay) ou à Hochelaga-Maisonneuve (Poirier). L'ex-leader du Bloc pourrait se présenter contre Tomassi (LaFontaine)ou Thériault (Anjou), ca me ferait bien rire...Duceppe peut, selon moi, être un dauphin de calibre. J'admets qu'il n'a aucune expérience au gouvernement mais il peut faire gagner quelqu'une qui en a. Aux côtés de Duceppe, Marois gagne beaucoup en popularité et Dieu sait qu'elle en a besoin.
    Philippe

    RépondreSupprimer