mardi 7 juin 2011

L'implosion du PQ.

Coup de tonnerre hier : Pierre Curzi, Louise Beaudoin et Lisette Lapointe démissionnent du caucus du PQ et deviennent indépendants pour protester contre la discipline obligée imposée par leur chef Pauline Marois dans le dossier de l'amphithéâtre de Québec (projet de loi 204).

D'autres députés songent également à claquer la porte et parmi ceux-ci, pas des nobodys, mais la crème de la relève : Véronique Hivon, Jean-Martin Aussant, Alexandre Cloutier... Déjà, on peut dire que le départ des trois premiers est ravageur : Curzi est la figure la plus populaire du parti; Beaudoin est la personnalité qui a le plus de connexions internationales (essentiel pour le mouvement souverainiste) et son expérience en faisait une incontournable d'un futur gouvernement Marois; Lisette Lapointe a moins d'envergure, mais son mari (Jacques Parizeau) incarne l'orthodoxie du mouvement, donc son départ est un véritable affront à la chef !

Cette crise envoie un message clair à la population : le PQ de Marois est incapable de retenir ses meilleurs éléments. Pour renouveler le jeu politique, il faut chercher ailleurs ! Mais où ?

Est-il trop tard pour Pauline Marois ? Peut-elle avouer ses erreurs : son électoralisme crasse dans le dossier de l'amphithéâtre est de mauvais goût et on s'aperçoit maintenant qu'il est loin d'être payant ! Peut-elle réussir à ramener les députés sortants dans son équipe pour ensuite élargir sa palette politique comme je le suggérais il y a quelques semaines ?

Chose certaine, Jean Charest entrevoit un espace politique qui lui permettra sans doute de se faufiler (encore !) au pouvoir... Il pourrait même être tenté de déclencher des élections cet automne pour prendre de vitesse le parti de François Legault...

Mais il devrait faire attention à l'humeur de l'électorat québécois : celui-ci est pour le moins volage ces temps-ci...

3 commentaires:

  1. Je serais curieux de savoir ce que Gilles Duceppe pense de tout ça...

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  2. Franchement, si JC décide de tenir une élection à l'automne c'est quasi un affront au valeurs de la démocratie.

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  3. Robert Bourassa avait son Paul Desrocher, éminence grise connu de tous.
    Pauline a comme conseillère "décideuse" une dénommée Nicole Stafford , inconnue dans le grand public mais qui serait 'maitre ( maitresse ) après Dieu.
    Who's the boss ?
    pepedamour

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