jeudi 6 octobre 2011

François Legault, la drogue, le Cégep.

François Legault se serait prononcé pour l'abolition des Cégeps, avant de dire que cela ne fait pas partie de ses priorités...

Le sujet est apparu à l'ordre du jour lorsqu'un simple citoyen lui a posé la question de la pertinence des Cégeps. M. Legault a répondu que le Cégep était un excellent endroit pour prendre de la drogue et décrocher...

Ouf... Méconnaissance du Québec? Ou pire encore, ignorance de cette période de la vie où nous ne sommes pas prêts à choisir notre «carrière», mais ouverts pour explorer les divers champs de la connaissance?

Premiers commentaires :
- Un jeune en 2011 «découvre les drogues» avant le collégial.
- Et malheureusement aussi, il décroche beaucoup trop (50% des gars à Montréal) avant la fin du secondaire. Ce n'est pas en ajoutant un an au secondaire que l'on corrigera ce problème.
- Au contraire ! Le Cégep est en partie responsable du fait que le Québec se situe presque 10% au-dessus de la moyenne nord-américaine en ce qui concerne le taux de diplôme selon l'âge...
- Les Cégeps permettent à ceux qui veulent prioriser une formation technique de s'ouvrir l'esprit et de développer leur sens critique avant d'accéder au marché du travail. On a comme objectif d'y former des citoyens et non simplement des travailleurs!
- Et pour ceux qui choisissent le Cégep général, on leur ouvre les divers horizons de la connaissance - on leur fournit des options dotées de sens, des horizons de significations - avant qu'ils choisissent leur vocation. La liberté est la capacité de choisir.

N'est-ce pas l'essence même du parcours d'une vie que l'on favorise ainsi ? S'arrimer au modèle dominant, qui impose la nécessité de choisir son domaine d'étude à 17 ans, m'apparaît être une erreur qui se confond avec l'américanisation ou l'homogénéisation de la culture. Il me semble qu'il faut offrir autre chose qu'un savoir instrumental...

Nos Cégeps sont bons pour le développement régional, ils favorisent un plus haut taux de diplômation, ils sont plus respectueux du rythme de vie de nos jeunes, ils renforcent la formation des travailleurs en leur inculquant une culture générale minimale et diversifiée... Et nous voudrions les abolir ?

M. Legault, chassez quelques seconde votre vision comptable et froide de la société. Les «structures» ne sont pas toutes à abolir...

Retournez faire vos devoirs!

6 commentaires:

  1. Voilà un domaine que je connais bien,l'orientation.Voisin,je suis d'accord avec toi sur la problématique.Ici ,c'est souvent à 14 ou 15 ans que les jeunes doivent choisir.Et bien souvent par défaut!
    Pascal!

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  2. Je viens de découvrir ce blogue d'un collègue :
    http://blogocite.blogspot.com/

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  3. Parfaitement d'accord avec vous voisin ! Et je me souviens trop bien de ma dernière année du secondaire où j'étais traitée en bébé avec des règles qui convenaient peut-être à des jeunes de 12-14 ans, mais qui ne m'allaient plus du tout à 17 ans ! Qu'est-ce que ç'aurait été si j'avais eu à faire une 6ième année de secondaire ! J'aurais décroché c'est certain. Le Cégep est un espace nécessaire et important entre le secondaire et l'université, entre l'ado et l'adulte en devenir. On part souvent en appartement pour se rapprocher du Cégep. Voilà une autre étape importante à franchir. Apprendre à se faire cuire un oeuf, à faire son lavage, son horaire, son temps, à gérer un budget très très serré (dans la plupart des cas). L'expérience de la drogue en est une comme une autre... La drogue, la drogue, parlons-en donc! Je gage que M. Legault est plus drogué qu'il le pense... Viagra, anti-dépresseur, Ritalin, alcool, tabac, café et cie... Le cannabis, une drogue douce dans mon livre à moi, est un bien moindre mal !
    Non, non, abolissez les cégeps M. Legault et vous ne ferez que retarder la bombe. Vous n'avez qu'à voir les élèves de nos universités québécoises anglophones (Concordia, McGill) qui arrivent des États-Unis ou de l'Ontario... Complètement immature... ils font ce que nos cégépiens font souvent durant leur première année : Ils expérimentent la vraie vie, la drogue, l'alcool, l'absence d'autorité dans leur vie... Sex, drug & rock'roll. Que vous le vouliez ou non, il faut que jeunesse se passe !

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