samedi 18 décembre 2010

Les unions, quossa donne ?

Ironique de voir Yvon Deschamps cette semaine s'excuser auprès des journalistes en lock-out du Journal de Montréal pour avoir accordé une entrevue au journal du boss de Quebecor ? PKP serait-il un bon boss ?

Yvon en a profité pour donner en exclusivité à Rue Frontenac, le journal des vrais journalistes et employés en conflit depuis deux ans, la primeur exclusive de sa retraite. Et il a rappelé qu'il croyait toujours en la nécessité des syndicats : «C’est la seule façon d’assurer la protection des travailleurs et c’est la façon la plus civilisée d’organiser le travail, et d’établir les rapports de force entre le patronat et les travailleurs».

Puis, dans une lettre subséquente, il propose un bilan :

«Quand j’ai écrit les unions qu’ossa donne, mon premier monologue, je l’ai fait en pensant à mon grand-père qui a travaillé en usine de l’âge de 12 ans jusqu’à 65 ans. Donc 53 ans, 12 heures par jour, 6 jours par semaine, 52 semaines par année. Il est mort avant que les ouvriers aient droit aux vacances. À 65 ans on lui a donné une montre et on l’a retourné chez lui dans la misère des années trente. Je n’aurai pas de montre, mais c’est correct, j’en ai déjà une

et il signe : «Signé: le mari de Judi Richards, Yvon Deschamps».

L'homme le plus féministe de l'histoire du Québec prend sa retraite. Qui prendra sa relève ? Quand même pas Ricardo !

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