samedi 26 février 2011

Le début de quelque chose...


Tout ce qui se brasse du côté du monde arabe pourrait-il inspirer chez nous un sursaut démocratique ? C'est à espérer.

Car notre regard sur le monde arabo-musulman est tordu depuis le début de la décennie 1990, par un courant fort articulé mais inquiétant qui a émergé, particulièrement aux USA : le néo-conservatisme. Ce courant cherchait à réaffirmer la supériorité morale de l'Occident sur les autres civilisations de notre planète, en critiquant de haut la «civilisation musulmane», supposée incapable de rationalité ou imperméable à la démocratie. Ce regard biaisé et simpliste (où situer l'Indonésie ou la Turquie dans cette civilisation supposément homogène ?), a longtemps été coupable d'appuyer des Tyrans comme Saddam Hussein, la famille Saoud, Moubarak, Ben Ali, Kadhafi, Bouteflika et tant d'autres - sous prétexte que ces dictatures servaient de remparts contre l'islamisme.

Or, c'est la rue arabe qui nous rappelle ces jours-ci l'importance de la mobilisation collective face à l'État. Et ce sans que l'islamisme y soit pour une grande part dans la majorité des pays sous secousses démocratiques...

Chez nous, près de 250 000 personnes ont signé une pétition appelant le 1er ministre Jean Charest à démissionner, étant donné son entêtement à ne pas vouloir déclencher une Commission d'enquête publique dans la construction et l'octroi de contrats gouvernementaux ainsi que son refus à imposer un moratoire avant de nous lancer dans l'exploitation des gaz de schiste...

Sommes-nous capables de passer de la parole aux actes ? Un simple clic à partir de Facebook ou Twitter peut-il chez nous aussi, mener à une mobilisation extraordinaire pour réclamer la démission de Jean Charest ?

Un collègue de travail à moi vient de lancer l'initiative : le 12 mars prochain, passez de la parole aux actes et venez DANS LA RUE manifester votre colère contre la corruption et l'aveuglement de notre premier ministre ! (Lieu : Place du Canada, coin René-Lévesque et Peel - Date/heure : samedi 12 mars 2011 12:00)

Ce pourrait être le début de quelque chose... Notre version 2.0 du printemps arabe...

6 commentaires:

  1. Je suis péquiste et je trouve ridicule ce genre d'idée... Il faut arrêter les vendettas, cela empêche le Québec d'avancer. On va faire des manifestations pour faire démissionner chaque premier ministre qui est contre vos idées. Il est moindrement contre l'environnement, on veut sa tête??? WTF, vous avez vraiment un gros problème et vous osez nous comparer avec des pays du second et du troisième monde. Ça va pas la tête, c'est impensable et non réfléchi ce que vous venez d'écrire. Vous me faites penser aux Républicains qui tentaient de faire destituer Bill Clinton à cause d'un scandale sexuelle. Il avait menti, mais la vraie raison derrière cette volonté de le faire destituer c'était parce qu'il était démocrate. Vraiment belle mentalité, on aime pas l'adversaire, on veut l'enlever du pouvoir et ce même si Monsieur Charest a été élu démocratiquement. Je suppose monsieur Chénier, que c'est la seule façon que le parti vert du Québec peut prendre le pouvoir, mais c'est pas fort. Faites vous élire dans un comté et tentez de briser la barrière du 5 pourcents au niveau provincial, ça commencerait déjà bien. De plus, je veux aussi vous rappeler que vous êtes en partie responsable de la continuation du régime Charest. Vos petits partis à la con, je parle bien sûr de QS et le PVQ sont la cause de la victoire de Jean sans idée en 2007 et 2008. En 2007 et en 2009, le PQ aurait remporté entre 10 et 15 comtés de plus. Bravo!!! Jean sans idée vous en remercie et il souhaite qu'on continue de cette même manière. Pour battre Chaest, il faut voter stratégique... Le PQ est la seule alternative après la débâcle de l'ADQ en 2008. Votez pour le PQ, c'est voter contre Charest. Votez QS et PVQ, c'est voter pour frisou premier. Legault n'a pas compris cela tandis que Facal l'a compris. Or, les gauchistes et les écologistes ont quitté en partie mon parti. Ils ne veulent plus amener leurs idées, car le PQ est trop au centre. Monsieur, vous me connaissez, je suis plus à droite que 90 pourcents des Québéçois et j'ai quand même pu me faire entendre dans une CNJPQ et j'ai bien l'intention de me faire entendre au congrès (du moins y assister). Pendant ce temps, vous serez avec les cinq délégués verts en train de repenser une stratégie qui ne marche pas, parce que les gens ne sont pas intéressés par vos idées.

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  2. Il y certaines erreurs. Je suis un peu fatigué à cet heure. Merci, COP

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  3. Tu as oublié M6!
    Pascal!

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  4. Je ne compare pas Jean Charest à tous ces potentats du monde arabe : c'est la rue arabe que je compare à la nôtre en suggérant qu'elle puisse nous inspirer par son courage et sa mobilisation... Rien de plus, rien de moins !

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  5. Monsieur Chénier, il n'est pas du tout difficile d'être en désacord avec vos opinions. Nous savons tous reconnaître ce qui est bon ou pas en politique. Ce qui est plus ardu, cependant, est de savoir mener adéquatement, et ce dans la mesure du possible, nos rêves politiques.

    Vous dites vouloir un printemps québécois, que l'on pourrait traduire par une sorte de «révolution» québécoise à la 2011. Mais que signifit au juste révolution? C'est un désir de renverser cet «ordre social» actuellement en place, changer les façon de faire.
    Mais n'oublions jamais que les révolutions qui ont portée fruit à ce jour,s'il y en ait réellement une qui l'ait fait à long terme, c'est parce qu'elles innovaient dans leurs genre, en fonction d'un contexte historique et social X.

    Alors, une véritable révolution doit nécéssairement innover. Et là, vous nous parler de mobilisation(grèves, manifestations etc). Ce qui me semblee paradoxal, parce que ce genre de manifestation de désacord au Québec,que ce soit les étudiants, professeur, syndicats ou autres) n'a rien d'innovateur. Depuis combien d'année avons-nous recours à ce genre de méthode: méthode qui, généralement d'ailleurs, ne propose en rien des solutions concrètes et longuement réfléchie.

    Alors s'il vous plait monsieur Chénier, rendez-vous à l'évidence que le véritable «révolutionnaire», non-seulement révolutionne les idées, mais aussi les moyens pour y arriver.

    Les manifestants font parti de «l'ordre social» qu'il veulent tant abolir ou changer. Depuis des années il y a des gouvernements qui prennent des décisions, et des manifestants qui descendent dans les rues pour crier des slogan dont la formule a été prédéfinit depuis longtemps.

    Et c'est à ce point exacte qu'ils coule d'avance leur cause qui est pourtant noble.

    S'il y a un printemps québécois, monsieur, elle ne se déroulera pas dans les rues, mais dans la vie de chaque inidvidus, dans leur attitudes face à un contexte socio-historico-polico-économiue nouveau, qui les oblige à se requestionner eux-même avant de questionner le gouvernement.
    On ne peut pas demander à un gouvernement d'adopter une position ou des principes, sans que nous même ne l'ayons incarné. Parce que c'est le gouvernement qui est le reflet ou la conséquence d'une société, et non le contraire.

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