lundi 29 mars 2010

Le problème de crédibilité de la Ligue arabe.

La Ligue arabe appelle au gel immédiat de la colonisation israélienne dans les territoires occupés avant toute relance du processus de paix avec Israël. Cette organisation regroupant plus d'une vingtaine de pays arabes était accueillie cette fin de semaine dans la Libye du colonel Kadhafi, cet homme fort nouvellement fréquentable pour l'Occident.
La Ligue arabe a déjà proposé en 2003 un plan de paix basé sur la Résolution 242 de l'ONU (adoptée en 1967) et fondé sur «la paix en échange de territoires» : la restitution par Israël des territoires conquis en '67 (Gaza, Cisjordanie, Jérusalem-est - et même l'idée de séparer les négos sur le statut du Golan pris à la Syrie...) en échange de la pleine reconnaissance d'Israël par les pays voisins... Le discours est donc positif, c'est le manque de crédibilité des pays arabes qui pose problème ! Avant de poser des conditions, les pays de la Ligue arabe devraient démontrer leur bonne foi en s'engageant par exemple à rompre les circuits qui financent le terrorisme international; en promettant de ne plus entretenir l'hostilité voire la haine envers l'État juif; en signifiant également leur engagement à soutenir et à participer - avec Israël - à l'intégration et aux compensations pour les millions de réfugiés palestiniens qui ne pourront évidemment pas en grand nombre, réintégrer leurs terres d'origine...

Sans geste concret et porteur, Israël aura raison de se méfier... Mais si la Ligue arabe se commettait véritablement, elle augmenterait fortement la pression sur Israël, ce qui pourrait contribuer à affaiblir le radicalisme du gouvernement israélien actuel, voire même favoriser l'arrivée de leaders plus pragmatiques au sein de la coalition gouvernementale israélienne (Tzipi Livni de Kadima apparaît comme la personne la plus «crédible» dans l'immédiat, son parti détenant le plus grand nombre de siège au Parlement...).

La conjoncture est «bonne» : c'est là qu'on verra si l'administration Obama est capable de forcer l'allié israélien à négocier et à adopter une position plus conciliante, tout en enjoignant les pays arabes et le leadership palestinien à proclamer haut et fort qu'ils abandonnent toutes véllléités d'anéantir ou de nuire au droit à la sécurité d'Israël sur son territoire - territoire dont les limites seraient par contre déterminées par voie de négociation et non unilatéralement comme les différents gouvernements israéliens nous ont habitués à le faire depuis 1967 !

4 commentaires:

  1. tu m'inities plus que quiconque à ce vieux conflit-Israel vs Palestine.
    merci
    pepedamour

    RépondreSupprimer
  2. Encore une fois, je ne peux qu'acquiescer à votre texte, cher voisin. Les pays arabes forment certes une partie importante du monde mais je doute que leur ligue ait beaucoup d'influence sur Benyamin Netanyahou.

    Il est vrai que certains pays membres de cette même ligue financent des attaques contre l'État Hébreu (Damas et Hamas ne riment pas pour rien) et il faudrait que quelques états fassent preuve de bonne volonté.

    Il faut tout de même garder en tête qu'il faut régler ce problème au donnant-donnant. Si Netanyahou ne fléchit pas le premier, aucun pays arabe ne voudra faire sa part. Bref, encore une fois, tout revient entre les mains de Bibi.

    Philippe

    RépondreSupprimer
  3. Et celui qui peut faire bouger Bibi, c'est le Président des USA...

    RépondreSupprimer