jeudi 1 avril 2010

La rigidité du gouvernement Harper (3).

Le gouvernement Harper est minoritaire. Vous en étiez-vous aperçu ? Ceci veut dire qu'il détient moins de sièges au Parlement que les autres partis d'opposition (PLC, Bloc, NPD) pris ensemble. Ou encore qu'il est le parti qui détient le plus de sièges par rapport à ses adversaires pris individuellement.

Anyway, son parti est loin d'avoir recueilli un appui populaire majoritaire. Plusieurs régions du Canada votent très peu pour le PC.

Pourtant, depuis 2006, Stephen Harper gouverne comme s'il est majoritaire:
  • il «force» l'adoption de plusieurs projets de loi (sachant que l'opposition fera dans son froque en refusant un projet de loi dont l'adoption est liée à une question de confiance selon le principe de la responsabilité ministérielle); 
  • il proroge le parlement (suspend ses travaux) lorsque son gouvernement est menacé de tomber, ce qui constitue une des dérives autoritaires les plus graves de notre histoire à mes yeux (Michaëlle Jean en est en partie responsable); 
  • il déloge les dirigeants d'organismes indépendants qui dérogent de sa vision idéologisée de la politique (Droits et démocratie); 
  • il contrôle l'information de façon maladive, 
  • il réoriente la politique étrangère du pays; 
  • il cherche à diminuer les évaluations environnementales pour «accélérer la relance» économique, etc.
  • il est même sur le point de réformer le Sénat («la chambre des régions») sans même consulter les provinces;
Si au moins M. Harper était majoritaire (même avec une majorité de sièges...), je me dirais que ses actions correspondent à peu près à ce que veulent mes concitoyens du Canada, mais ce n'est pas le cas !

Le pire, c'est que l'entêtement et l'autoritarisme de M. Harper se répandent parce que l'opposition, particulièrement l'opposition libérale dirigée par Ignatieff, est extrêmement faible, voire flaiblarde ! On se demande vraiment où on s'en va.

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